Groupe Tranchant : histoire, casinos et club parisien
Par Camille Laurent · Publié le 20 août 2026

Le Groupe Tranchant exploite des casinos en France et en Suisse ainsi que le Paris Élysées Club. Cette entreprise familiale, créée en 1988 selon sa présentation officielle, réunit aussi des hôtels, des restaurants et des salles de spectacles. Les établissements français et celui de Bâle relèvent de réglementations distinctes.
Le club parisien appartient à une catégorie différente de celle des casinos : il accueille des jeux de table, sans machines à sous. Tranchant partage cette présence dans la capitale avec d’autres exploitants, dont Partouche, qui possède le Partouche Pasino Club.
Le Groupe Tranchant en 30 secondes
Ses casinos : 17, en France et en Suisse
Sa particularité : un club de jeu à Paris, le Paris Élysées Club
Implantation : seize casinos français et un casino suisse
Autres métiers : hôtellerie, équipements de jeu et logiciels
Hôtels présentés par le groupe : Airport Hotel Basel, Golden Tulip Amnéville et Hôtel des Sources à Pougues-les-Eaux.
Les établissements du même groupe
L’annexe de la décision de l’ANJ du 26 mars 2026 recense seize casinos français : Amnéville, Argelès-Gazost, Bagnères-de-Bigorre, Cagnes-sur-Mer, Dunkerque, Le Grau-du-Roi, Luc-sur-Mer, Néris-les-Bains, Pau, Pougues-les-Eaux, Roscoff, Saint-Gervais, Sète, Valras-Plage, Villers-sur-Mer et Yport. Elle mentionne également le Paris Élysées Club. Le Grand Casino Basel, en Suisse, figure dans le portefeuille présenté par Tranchant.
Le réseau comprend des noms locaux comme Seven Casino à Amnéville, Terrazur à Cagnes-sur-Mer et Flamingos au Grau-du-Roi. Ces enseignes désignent des établissements Tranchant, pas trois groupes indépendants. Leurs installations et leur histoire restent propres à chaque adresse.
Le club de jeu parisien, une catégorie à part
Le Paris Élysées Club relève du régime des clubs de jeux. Paris n’accueille pas de casino au sens de la réglementation applicable aux établissements de province. L’article 82 de la loi du 31 juillet 1920 interdit l’exploitation d’un casino à moins de 100 kilomètres de Paris, avec une exception pour les stations thermales légalement reconnues. Enghien-les-Bains bénéficie de cette exception.
Les clubs parisiens ont succédé aux anciens cercles dans un cadre créé en 2017, puis pérennisé par la loi de finances pour 2026. Leurs autorisations restent individuelles et temporaires. Les jeux de cercle ou de contrepartie autorisés ne comprennent pas les machines à sous. Une salle de poker, un club et un casino ne sont donc pas des catégories interchangeables.
Les activités du groupe
| Activité | Ce que c’est | Combien |
|---|---|---|
| Casinos | Machines à sous et jeux de table | 17, France et Suisse |
| Club de jeu | Jeux de table et poker, sans machines à sous | 1, à Paris |
| Hôtels | Airport Hotel Basel, Golden Tulip et Hôtel des Sources | 3 |
| Restauration | Restaurants, bars, snacking | Plus de 50 points de restauration et bars annoncés |
| Spectacles | Salles intégrées aux casinos | Plus de 17 salles annoncées |
Et en ligne ?
Aucun site de casino en ligne n’est autorisé en France, rappelle l’ANJ dans son avertissement sur les usurpations de marques. Les paris sportifs, les paris hippiques et le poker en ligne relèvent d’agréments ; la loterie de la FDJ relève de droits exclusifs. Un logo Tranchant ou le nom d’un casino terrestre sur une publicité ne prouve ni son origine ni la légalité du site annoncé.
Le groupe et ses autorisations
La présentation de Tranchant situe la création de son activité de casinos en 1988 et la rattache à la famille Tranchant. Son développement passe par des acquisitions, mais aussi par la construction de casinos et d’hôtels. Le portefeuille combine des bâtiments détenus par le groupe et des établissements dont il est locataire auprès de collectivités.
La présentation des activités du groupe affiche environ 3,1 millions de visiteurs et 1 181 collaborateurs, sans préciser la période de référence. Elle distingue dix-huit restaurants et plus de cinquante points de restauration au total, en incluant les bars et le snacking. Les trois hôtels sont présentés comme des établissements trois et quatre étoiles.
Qui délivre les autorisations
En France, l’autorisation de jeux est délivrée par le ministère de l’Intérieur à chaque casino. L’exploitation s’inscrit dans le cadre de la concession accordée par la commune. Le nombre et la nature des jeux dépendent de l’autorisation de l’établissement ; l’appartenance à un réseau ne remplace pas cette décision administrative.
L’ANJ intervient notamment dans la prévention du jeu excessif et la protection des mineurs. Son approbation d’un plan d’actions n’est pas l’autorisation d’ouvrir un casino. Le club parisien conserve son régime propre, tandis que le Grand Casino Basel dépend des autorités suisses. Une autorisation française ne s’étend pas à cet établissement suisse.
Des équipements aux logiciels : les autres métiers du groupe
Les métiers techniques ont leur propre histoire. Tranchant cite Techni-Import Professionnel pour l’importation de machines dès 1988, puis le rachat de Caro Développement pour les tables et accessoires. Casino Advanced Technology assure aujourd’hui des activités de fourniture, installation et maintenance. Ces sociétés ne sont pas des casinos supplémentaires.
La présentation des activités spécialisées situe la création de Certus Technologies en 2015. Cette société développe des solutions logicielles pour le secteur. Le portefeuille cite aussi Zalix Biométrie et Alioscopy, tournés vers la sécurité biométrique et l’affichage.
Accès, jeux et protection des visiteurs
L’entrée
L’accès aux espaces de jeu est réservé aux personnes majeures qui ne sont pas interdites de jeux. Une pièce d’identité est nécessaire au contrôle d’entrée. Le casino ou le club vérifie la situation du visiteur avant de l’admettre ; une carte de fidélité ne dispense pas de ce contrôle. Le guide de prévention de Tranchant rappelle ces conditions.
Trois établissements et leurs installations
À Amnéville, le Seven Casino se trouve dans le parc de Coulange, au sein du centre de loisirs et thermal. Le complexe comprend le casino, le Seven Restaurant avec terrasse et l’hôtel Golden Tulip. La fiche des jeux d’Amnéville distingue les machines à sous, le blackjack, la roulette anglaise, l’Ultimate Poker et le poker Texas Hold’em. Elle recense aussi des postes électroniques de roulette et de blackjack.
Les conditions d’entrée du Seven Casino énumèrent les justificatifs acceptés : carte d’identité française ou d’un pays de l’Union européenne, carte de séjour française, passeport et permis de conduire français. L’établissement interdit les tenues de sport et de plage. Cette liste est propre à Amnéville ; elle ne doit pas être étendue automatiquement au casino suisse ou au club parisien.

Le Grand Casino Basel occupe un bâtiment qui accueille aussi l’Airport Hotel Basel. Il présente un espace de spectacles et de soirées, le Metro Club, en plus des tables et machines. C’est l’implantation suisse du réseau, soumise à son cadre national propre.
À Bâle, la page d’accueil des visiteurs distingue les espaces du bâtiment : le restaurant Hangar9, les bars, les machines et les tables n’ont pas tous les mêmes horaires. Elle précise que costume, cravate et robe de cocktail ne sont pas obligatoires, tout en excluant notamment les maillots de bain et les tongs.
Le site rappelle aussi les conditions d’admission aux spectacles organisés dans le casino : majorité, absence d’interdiction et pièce d’identité officielle valide en version originale. Photocopies et versions numériques sont refusées. Un billet de spectacle ne dispense donc pas du contrôle d’entrée. Pour un visiteur français, une simple photographie du passeport sur un téléphone ne répond pas à cette exigence.
Pougues-les-Eaux et ses espaces
À Pougues-les-Eaux, le site de l’établissement présente le restaurant L’Ycaste, une terrasse au bord de l’eau et la salle L’Éclipse. L’Ycaste donne sur l’eau, tandis que L’Éclipse accueille les événements et les repas de groupe.
La présentation de L’Ycaste et de L’Éclipse donne des capacités différentes : 90 couverts pour le restaurant et 200 pour la salle de réception. L’Éclipse s’inscrit dans un espace modulable annoncé de 600 m² pour les réunions, séminaires et repas de groupe. Le bar Le Salon dispose pour sa part de 35 couverts et d’un espace de coworking.
Ces installations expliquent la place de la restauration et de l’événementiel dans le groupe. La réservation d’un repas, d’une salle ou d’une chambre doit préciser la prestation concernée, son horaire et les conditions d’annulation. Le restaurant indique notamment qu’une place près de la baie vitrée n’est pas garantie. Le casino et ses espaces de réception ont ainsi des contraintes différentes, même à la même adresse.
L’argent
Pour un litige relatif à une transaction en établissement, notez l’adresse, la date, l’heure et la référence de l’opération. Le reçu et la société qui l’émet permettent d’identifier le service concerné. Une réservation d’hôtel, une prestation de restauration et une opération de jeu peuvent relever de documents différents.
Ce que montre un historique public de gains
Le Seven Casino publie une rubrique Live et Historique, avec une recherche par numéro de machine et des périodes semaine, trois derniers mois ou année. Cette page présente une sélection de gains, pas le relevé personnel d’un visiteur ni la totalité des mises enregistrées. Elle ne permet donc pas de calculer le résultat net d’une personne ou de prévoir le prochain gain.
En cas de désaccord sur un paiement, le numéro de machine, le ticket et l’heure de l’opération sont plus précis qu’une photographie générale de cette rubrique. Demandez à l’établissement d’identifier le mouvement contesté et conservez sa réponse. Les montants affichés publiquement évoluent et peuvent correspondre à une période différente de celle du litige.
Jeu responsable
L’interdiction volontaire de jeux auprès de l’ANJ empêche l’accès aux casinos et clubs français pendant au moins trois ans. Elle se renouvelle tacitement et ne peut être levée durant ces trois premières années. Joueurs Info Service répond au 09 74 75 13 13, tous les jours de 8 h à 2 h, de manière anonyme, avec un appel non surtaxé. Les démarches figurent aussi sur la page jeu responsable.
Réseau et implantations
Le réseau
Seize casinos français dans l’annexe de l’ANJ de mars 2026
Le Grand Casino Basel dans le portefeuille suisse
Le Paris Élysées Club sous un régime distinct
Une gestion familiale selon la présentation de Tranchant
Quelques implantations
Amnéville : Seven Casino et Golden Tulip dans le centre de loisirs
Bâle : casino, Airport Hotel et Metro Club dans le même bâtiment
Pougues-les-Eaux : casino, L’Ycaste et salle L’Éclipse
Paris : Paris Élysées Club, établissement sans machines à sous
Contrôle du groupe et obligations de prévention
Tranchant réunit plusieurs sociétés et plusieurs catégories d’établissements. La décision de l’ANJ du 26 mars 2026 approuve son plan de prévention sous prescriptions, notamment sur le repérage des joueurs à risque, leur accompagnement et la formation du personnel. Partouche et Barrière sont des groupes distincts, avec leurs propres établissements et autorisations.
Le secteur a connu plusieurs changements de propriétaire. Novomatic a finalisé le rachat de Vikings Casinos le 1er juillet 2025. Pour JOA, l’annonce de Banijay Gaming du 6 juillet 2026 prévoit une acquisition sous réserve de consultations et d’autorisations, avec une finalisation attendue au second semestre. Ces deux opérations concernent d’autres réseaux que Tranchant.
Questions fréquentes sur le Groupe Tranchant
Combien de casinos le Groupe Tranchant exploite-t-il ?
Tranchant annonce dix-sept casinos en France et en Suisse. L'annexe de la décision de l'ANJ du 26 mars 2026 recense seize casinos français et le Paris Élysées Club. Le Grand Casino Basel figure dans le portefeuille suisse du groupe.
Où se trouvent les casinos Tranchant ?
Les établissements français se répartissent entre Amnéville, Argelès-Gazost, Bagnères-de-Bigorre, Cagnes-sur-Mer, Dunkerque, Le Grau-du-Roi, Luc-sur-Mer, Néris-les-Bains, Pau, Pougues-les-Eaux, Roscoff, Saint-Gervais, Sète, Valras-Plage, Villers-sur-Mer et Yport. Le groupe est également présent à Bâle, en Suisse.
Y a-t-il un casino à Paris ?
Paris compte des clubs de jeux, dont le Paris Élysées Club, mais pas de casino. La restriction légale autour de Paris prévoit une exception pour les stations thermales reconnues. Le casino d'Enghien-les-Bains relève de cette exception.
Quelle différence entre un casino et un club de jeux ?
Les clubs parisiens disposent d'autorisations pour certains jeux de cercle ou de contrepartie. Ils ne proposent pas de machines à sous. La pérennisation de leur cadre légal en 2026 n'a pas supprimé les autorisations individuelles ni les contrôles.
Le Groupe Tranchant propose-t-il un casino en ligne français ?
Aucun casino en ligne n'est autorisé en France. Les agréments concernent notamment le poker et les paris sportifs ou hippiques ; la loterie de la FDJ relève de droits exclusifs. Une marque de casino terrestre ne vaut pas autorisation pour un site internet.
Qui autorise un casino Tranchant ?
En France, le ministère de l'Intérieur délivre l'autorisation de jeux, établissement par établissement, dans le cadre de l'exploitation concédée par la commune. L'ANJ contrôle notamment les plans de prévention. Le casino de Bâle relève des autorités suisses.
Tranchant est-il un groupe familial ?
Oui. Sa présentation officielle indique une création en 1988 et une gestion par la famille Tranchant. Les casinos, l'hôtellerie et certaines activités technologiques appartiennent au portefeuille présenté par le groupe, avec des sociétés et des responsabilités distinctes.
Tranchant est-il le seul groupe présent dans les clubs parisiens ?
Non. Partouche exploite également le Partouche Pasino Club à Paris. Le Paris Élysées Club appartient pour sa part au réseau Tranchant.




